cravan’s not
cravans’ not
composed by lucillec.
myrtilles 1998
A cette heure sans trêve il les voit comme
s’ils
Brillaient, gemmes vivants dans la griffe des
cils,
Les yeux de cornaline et les autres d’opale.
les coupés de 1re classe, les nobles montures,
les palaces, les amours.
poètes... marlous... boxeurs...
Quelle âme se disputera mon corps
Vous ne pouvez pas tout casser Mais... avec de
la Seccotine Vous pouvez tout coller réparer
Je voudrais être à Vienne et à Calcutta, Gloire
Prendre tous les trains et tous les navires, Gloire
Forniquer toutes les femmes et bâfrer tous les
plats. Gloire
Quelle âme se disputera mon corps
Mondain, chimiste, putain, ivrogne, musicien,
ouvrier, peintre, acrobate, acteur ; Vieillard, enfant, escroc, voyou, ange et
noceur ; millionnaire, bourgeois, cactus, girafe ou corbeau ; Lâche, héros,
nègre, singe, Don Juan, souteneur, lord, paysan, chasseur, industriel, Faune et
flore
Quelle âme se disputera mon corps
Faune et flore :
Je suis toutes les choses, tous les hommes et
tous les animaux
Gloire
à moi-même.
Huit millions de dollars gagnés dans les
conserves
Et
la marque célèbre de la tête de Gladstone
M’ont donné dix steamers de chacun quatre mille
tonnes,
Qui
battent des pavillons brodés à mes initiales,
Et impriment sur les flots ma puissance
commerciale.
car
la gloire est un scandale.
la nuit du 23 mars 1913. - dans mille ans la
réunion de toutes les machines du monde ne fera pas plus de bruit que : “scs,
scs, scs”. - Oscar Wilde ... - dans la folie du vert de l’Afrique et parmi la
musique des mouches, faire des montagnes d’excréments - ((Ta gueule, vieux
soûlard - Vieille charogne)) - je suis né collectionneur - figure de coin de
rue, propre à rien, face moche, raclure de pelle à crottin, cresson de
pissotière, feignasse, vieille tante, immense vache - sales gueules - rapins -
littérateurs - fruits secs - petit con - nullités - il ignore le smoking et le
fromage de pieds - je suis né collectionneur - un homme versant du pétrole dans
le trou du cul d’une vache - prenez quelques pilules et purgez votre esprit ;
baisez beaucoup ou encore entraînez vous à outrance - roublard - vieille salope
- abruti - Le Champion du Monde au Bordel - raté - chiqué - triste - moche -
quel con - et ta sœur - bougre d’idiot - imitateur - toc - une gueule de porc
enflammé ou de cocher de grande maison - fromage mou - l’impression d’un pet
rouge - je suis né collectionneur - venez voir - s’ils recommencent, je leur
tordrai les parties sexuelles - venez voir - Je ne veux pas me civiliser. - VENEZ
VOIR - Salle des Sociétés savantes - Le Poète - ARTHUR CRAVAN - (neveu d’Oscar
Wilde) - champion de boxe, poids 125 kg. taille 2 m - LE CRITIQUE BRUTAL -
PARLERA - BOXERA - DANSERA - la nouvelle “ Boxing-Dance ” - LA VERY BOXE -
autres numéros excentriques - NEGRE. BOXEUR. DANSEUR - En voilà une qui aurait
besoin qu’on lui relève les jupes et qu’on lui mette une grosse... quelque
part... - Arthur Cravan chevalier d’industrie, marin sur le Pacifique,
muletier, cueilleur d’oranges en Californie, charmeur de serpents, rat d’hôtel,
neveu d’Oscar Wilde, bûcheron dans les forêts géantes, ex-champion de France de
boxe, petits-fils du chancelier de la reine, petit-neveu de Lord Alfred
Tennyson, chauffeur d’automobile à Berlin, cambrioleur, etc, etc, etc. - To be
or not to be American - Canadien en Grèce, Britannique à Paris, Suisse à New
York...- jeunes filles qui faites de Maintenant vos rêves de demain - et pour
l’instant je mène réellement une vie de Dieu ou de centaure - le boxeur noir et
le déserteur anglais - la grande escroquerie - the great lady killer - ((“ ma
chose ”)) - et mes chemises où traînaient des restes d’aurore. Le matin, je
donnai ma gaule diaprée à ma femme légitime. - J’avais 34 ans et j’étais
cigare. - des franges roses et des fesses aux paysages sentimentaux - les
passants du sexe adoré - pour te masturber, t’entraînant aux chiottes.
((oh, la, la)) (désert du Colorado) J’envie
dans l’histoire les prouesses anciennes, les faits des rois, les lubricités des
reines (ne pas avoir peur de développer) le kaléidoscope, visite de Constance
Lloyd à dix ans mes essais d’aéroplanes ; à dix-sept ans en désœuvré je fouille
les boîtes à lettres ; les premiers tramways à Lausanne ; quand ma mère venait
se montrer à nous en toilette de bal ; j’étais amoureux de tous les enfants et
j’avais peur qu’ils deviennent laids ; je préférais les magiques dix francs à
la magie du spectacle.
arthur
Grand échassier perdu
triste d’être boxeur,
Il me faut de l’argent,
mes musiques de voyou
La lune ; les prés extravagants ;
je mordais les passants ; record
Pastorale, Eglogue, Géorgique,
J’étais fou d’être boxeur / en souriant à
l’herbe ;
...
vingt fois j’ai renié mon cœur.
Que je vole aussi loin en suivant vos vestiges
Les plus grands monuments font le plus de
poussière
Exercice N°4 : dans le vert voyou des prés
Tous mes esprits sont ivres et tous les bateaux
sont fous
.......... Arthur est malheureux
Siffleur ;...
le fou de mes jambes ; les millions de mes
cuisses ; les poissons de l’étang que je sens dans ma bouche ;
Exercice N°4 ; chocolat des tables ; tes lueurs
les papillons, la
lune...
Les patrons de New York
à l’heure où s’éclairent les bureaux,
Quels baisers dans les toboggans.
Mille voix s’élevaient comme à la Bourse
les champs de course.
Le
vaisseau de velours avec ses boulevards
Les fraises allaient mûrir ; mes idées
blondissaient ;
la supériorité de l’homme c’est d’avoir un cul
;
c’est un bel appartement pour un chat ; les
moustiques
adolescents
; en sortant de table ; la pluie irritante d’été ;
jeu
de brosses ;
distançait
albatros et pigeon
l’or, l’ivoire et l’argent ; les lapins ;
le fou de mes jambes ; les millions de mes
cuisses ; les poissons de l’étang que je sens dans ma bouche ;
Record - j’avais six ans (aurore des ventres et
fraîcheur du pipi)
Et ce soir à vingt-quatre heures croisait des
trains limpides
Et m’emportait vers le nord, ((ô cher
Mississippi))
C’était le cent à l’heure et malgré la rumeur
Le charme des journaux enivrait les fumeurs.
Et bien que le convoi était ainsi lancé,
Entraîneur aimantant albatros et pigeons ;
A cette allure folle un train m’avait bercé.
Mes idées blondissaient, les fraises allaient
mûrir,
toboggans
Les fraises allaient mûrir, les champs
dans
le vert voyou des prés ;
J’étais fou d’être boxeur / en souriant à
l’herbe.
valises, mon rasoir,
Je serais très froissé d’être entraîné par un
pays.
Lune
fortune
Le vaisseau de velours avec ses boulevards sur
le pont
les
femmes millionnaires,
Admirant le satin des ventres intérieurs
(les femmes) L’or, l’ivoire et l’argent.
Dans l’air assaini par les volcans
globe ; l’univers doré... ; bassin ; les
rouquins,
j’allais,
mordant les passants,
estomacs leurs
phares électriques,
aux puissants négatifs ; l’arrivée,
maints
et maints estomacs
Les sourds crépitements de la pluie irritante
d’été
Aujourd’hui l’avenir a mugi comme un bœuf
(les femmes) L’or, l’ivoire et l’argent.
l’aurore changeant la robe des glaciers ;
(les femmes) L’or, l’ivoire et l’argent.
J’ai vécu à une époque où je pouvais avoir
parfois l’ivresse de penser que personne peut-être n’était mon égal.
(les femmes) L’or, l’ivoire et l’argent.
Galerie Isaac Cravan
//
J’accepte de me battre avec X, avec la condition formelle qu’il y ait le
cinématographe et je choisis comme arme la lance de Uhlan.
exercice n°4
contrée, juvénile, les plantes aquatiques,
viaduc, signaux, l’Ouest ; les perroquets, tender, prairies, réveille les
buissons, charbon, coke, la houille ; hangar ; ((chic)) le chic ; les tennis ;
gratte-ciel, caleçon ; les infrarouges ; rôtis ; filets ; alterner, sécréter
les roses ; bordeaux, ruminant (le ciel), intercale leurs lueurs, rhumatisme /
vert, alimenter, s’enfonce, ses plans (le ciel) phosphore, sucre ; élixir ; des
gares s’élevaient... ; masse, marsouins, parvenus, mes mains d’ébène ; Je
raffolais des nuques comme du pâté truffé, empire étoilé (le ciel), pilote et
commandant, l’humanité de la fonte.
La guerre...
Volontaires, zouaves, chasseurs,
Constantinople, tentes des officiers ; journalistes, reporters ; les autobus,
transports, camions, sous-marins, vigie, des escadres ; ondulaient les armées,
les golfes ; les chargeurs, mécaniciens et fraiseurs, décimé la mort, //un mot
illisible//, les torpilleurs, aviateurs, ballon captif ;
irritantes
des mitrailleuses,
kaki, bifurcations, troupe ; donnait les
vapeurs ; métamorphosé, transfiguré ; engagements, systématique, ennemis,
flanelle ;
à l’heure où les lits sont pleins ;
Sur
les vaisseaux d’Asie et les doux éléphants,
les blindages, fourgons ; les machines ; à fond
de cale, les chaufferies, les usines du monde ; dépôts, les spahis ; les wagons
mobilisés,
revolver ; les clairons, canons, bouches à feu
; batteries ; l’acier,
L’airain,
transfiguré des...
les
collines ; colonels ; sol, vol ; essor ; régiments ; tambours ; la musique ; les
milliards,
les
navires de cinquante millions, la marine de guerre, plate-forme, transformé,
les sifflets ; les marchandises ; les obus américains ;
charcuterie
des visages... par comparaison,
concours de sifflets ; mon intérieur, secteur,
Le
pont se couvrait d’acteurs ; les patrons de New York
sur les eaux imbuvables ; je rêvais aux
papillons.
Qui
fulguraient les verts de leurs lustres électriques
vers
de 46 pieds, des contacts lilas, négatifs, courts-circuits, parmi les parieurs,
J’admirais
le satin des ventres intérieurs,
rizotto,
farci, olive ; s’allumer les salons, sans moteur, après souper, légumifère,
digitigrade
honte
d’être blanc, l’humanité de la fonte,
((Et tourné vers)) les étoiles scandaleuses
d’été
Je respectais la lune avec la timidité des
girafes
heureux dans mon complet neuf, le chic
haltérophile sacré... l’humanité de la fonte
le vent se loger dans ma chemise, tramways
délirants.
transports fumeux, organisme, yeux plongeurs,
la curiosité ;
Je respectais la lune avec la timidité des
girafes.
Grande affectueuse à qui je passerai des
langues dans les yeux ; un imbécile en trois lettres ;
La lune avait dix-huit ans ; sympathique
La lune qui rêvait comme un cœur d’éléphant
phosphore / des éléphants, veston bleu, seins,
éléphants de douceur,
langueur d’éléphant
Par mépris des poètes, gastéropode amer,
Je partais
Record - J’avais six ans (aurore des ventres et
fraîcheur du pipi)
Et ce matin à dix heures dix le rapide
Qui flottait sur les rails croisait des trains
limpides
Et me jetait dans l’air, toboggan en plongeon.
C’était le cent à l’heure et malgré la rumeur,
Le charme des journaux enivrait les fumeurs.
Et bien que le convoi fut ainsi lancé,
Entraîneur aimantant albatros et pigeons,
A cette allure folle l’express m’avait bercé.
Mes idées blondissaient, ((les)) blés
((étaient)) superbes,
Les herbivores broutaient dans le vert voyou
des prés,
J’étais fou d’être boxeur / en souriant à
l’herbe.
Arthur Cravan
Car
si j’avais su le latin à dix-huit ans je serais empereur - les plants de (carottes)
en forme de tombeau - la pensée sort du feu - étoiles - plus vierge et plus
furieux - Je me lève avec les laitiers - dans mes tours de verdure - chair des
chiens - gelée blanche, frimas, givre - celui de nous deux qui a le plus de vif
argent dans les veines (vérole) - j’ai passé ma langue sur leurs yeux (les
femmes) - la lune la lune dorée - je mangerais ma merde - la Tour Eiffel plus
douce qu’une fougère - forêts et scierie - énergie - et de la poussière
d’empereurs j’en ai eu dans les yeux - l’air porte déjà nos membres (aviation)
- l’heure sérieuse (le soir) - flotte mon bleu veston (bleu) - le mouvement des
brumes - j’ai rêvé d’être assez grand pour fonder et former à moi seul une
république - j’ai rêvé d’un lit qui flotterait sur l’eau et plus vulgairement
de dormir sur des tigres - le mouvement des brumes sur le théâtre des plaines
et des vallées où les plants en rectangle de raves et de choux formaient comme
de vastes tombeaux - électrosémaphore - les porcs secouer leur torpeur - mon
âme... stationne sur les trottoirs - les télégrammes - l’eau bleue de la pluie,
l’averse - les coccinelles poudreuses des musées - il neige sur les bancs vides
- tous ces fruits promis à l’automne - le soleil d’argent de l’hiver - le vent
soulève la poussière des Césars - le navire universel - renouvelle les roses -
(à propos de la guerre) j’aurais eu honte de me laisser entraîner par l’Europe
- qu’elle meure, je n’ai pas le temps - loin de mes frères et loin des ballons
- j’aime - j’ai vingt pays dans ma mémoire et je traîne en mon âme les couleurs
de cent villes - sur les vaisseaux d’Asie et les doux éléphants - il y a danger
pour le corps à lire mes livres - soupireront la majorité des femmes - cerveau
gras, esprit qui raie le verre - mes pensées comme des boas - nous, les
modernes, ce que nous avons dans le cœur ferait sauter un fort - le soleil
rougit la Russie - la lampe sublime du soleil - régions pétrolifères - et
toutes les étoiles tournent et roulent sans bruit de transmission - que je vole
aussi loin en suivant vos vestiges - suis-je quelque part - Retiré
dans mes tours de verdure - les astres roulant
chantent comme une limousine - je me retire sous les fougères - au pied des
pins - ...et je viens à toi sur un beau transatlantique - les fantômes des
gares - embouchure - loin des ballons, viril - colon - l’esprit d’indépendance
- compte courant - enthousiasme - adieu chaleur de
mes vingt ans ! pendant la belle saison - nickel -
L’ennui
- dédore mes cellules - Les folies de la lune excentrique d’avril - Grand garçon
- mes cheveux blonds, colon, loin de ballons - établi sous les planches - Dans
le blond Maryland et
loin des ballons à
mon auriculaire - je respire à outrance également étoffe - chenapan -
tempérament - Honnête je sais l’être et voleur je le suis - Mon cœur, prenons
un galop, je serai millionnaire - Je me lève londonien et me couche asiatique -
londonien, monocle - fureur et furie - je suis un nerveux - J’ai remis ma
ceinture de -
scrupuleux - musclé - renflements - salons aristocratiques - les vases et les
médailles - le grec - principalement - prétuberculeux - arcs voltaïques -
l’espace interdigital - rosiers multiflores - échantillons - quantité de
lettres s’égarent en ce moment - riche et pauvre, l’argent m’a fait goûter
l’ennui rare et le frais désir - je traîne en mon âme des amas de locomotives,
de colonnes brisées, de ferrailles - pseudo-Lloyd, plume d’or - soi-disant -
les yeux en coulisse - le blé vide lève la tête - voici l’enfant, l’homme et la
femme - heureux d’être né - heureux par nécessité biologique - la plus grande
machine à faire des vers - jeté sur la côte du Japon - l’éphémère en moi a des
racines profondes - haleine du printemps, je te respire comme une baleine -
quand je vois quelqu’un de mieux habillé que moi je suis scandalisé - les
reines de l’aquarium (poissons) - double cœur, quadruple cerveau, colosse rose
et miroir du monde et machine à faire des vers - mes jours de nageur - assis
comme un joueur de guitare - je suis brute à me donner un coup de poing dans
les dents et subtil jusqu’à la neurasthénie - homme, vieillard, jeune fille,
enfant et bébé - abstrait et polisson - Qu’il vienne celui qui se dit semblable
à moi que je lui crache à la gueule - mon art qui est le plus difficile puisque
je l’adore et que je lui chie dessus - yeux de femme, cou de taureau - grand
déferré - vipère et chou - Les lions sont morts... - je te donnerais des
ascenseurs d’or - rhinocéros, grosses chaudières, mes frères en épaisseur -
quand je pense que j’ai trente ans je deviens sauvage - quand j’ai fait la noce
j’entends la voix des dictionnaires... - je suis peut-être le roi de quelque
chose - sphères... - mélancolie athlétique -
Seins,
nichons, éléphants de douceur - Merde, vache, charogne de Dieu - Mon âme en sa
passion embrasse l’âge de pierre - Néron du parterre - torrents de souvenirs -
je fais avec fureur... - chimères du printemps - et changer de chemise - ma
jeunesse hennissante - les mortes de couleur - dans l’air assaini par les
volcans - colosse blond, géant blond - un pou naît sur un aigle et un crétin
dans un palais - Philadelphie - ligne, service
fougère
souveraine de la Tour Eiffel... amour, avril, perché sur les échelles -
derrière les fabriques - chaudière des locomotives - Vénus dans les jardins -
bombe aveuglant les drapeaux - poumons - Réellement des électro-sémaphores -
les cyclistes, les bielles - trafic des cuirs - intense - externe - épiderme -
...brillait sur la face des gares - jouer dans le Maryland - ...jusqu’à, dans
la racine des yeux - fumée, vos joyeux tourbillons - oxygène, je sens que je
suis rose - les veilles... des fabriques - lancer des cailloux - vers portés
neuf ans comme l’éléphant - barbouillé de soleil - les pâturages de la lune -
l’aurore changeant la robe des glaciers
Dans
la sombre beauté d’un ténébreux nuage
La
lune qui rêvait comme un cœur d’éléphant
la
chasteté de M. Gide servi par des domestiques femmes - vers portés neuf ans
comme un éléphant - ma morte de couleur, images funèbres, vos parures, dans le
royaume des morts, les taupes vous fournissent, ma sœur, encore irisations des
fourrures - ...tes eaux territoriales -
des
palmiers et des tours - manufacture - ...comme un beau charbonnier - C’est moi,
ton Cravan
vent
Je
sens que je suis rose et viens avec fraîcheur
Admirer
l’Amérique aux nouveaux vélodromes
Ma
grande nature - à bicyclette -
Et
qu’as-tu bien mon cœur, ogre mélancolique
D’où
te vient cette ombre, d’un œil de femme comme
un beau charbonnier - je ne veux plus de ces
plaisirs sombres -
tu
habites un enfant
et
surpris au passage,
Dans
la sombre beauté d’un ténébreux nuage,
La
lune qui rêvait comme un cœur d’éléphant
je
ne veux pas vieillir - fournisseur des cours - ma carte d’électeur -
poète-bûcheron - honneur - avec extravagance - le génie qui me mange un kilo de
chair par semaine - hebdomadaire - obésité du cœur, embonpoint - 200 frs
environ, banque - la totalité - littéralement fou - ...espérer beaucoup -
Réverbères décolorés - esprit naval - réitérer -
Je
suis homme de cœur, et suis sûr d’être tel :
Et
pourtant... (hôtels)
l’air
dans mes bronches - ...fait bruire ses hélices - ...comme une auto blanche... -
jeune haltérophile - Malédiction à ma Muse - l’amour sur son échafaudage - le
colporteur le vent - température - en résumé - hop - franco-britannique - chèque
postal -
Glorification
du scandale (New York) - éternel Avril (ténor) perché sur son échafaudage - mes
passeports - vulgarité - démoralisé - à l’heure où s’éclairent les bureaux -
les lampes allument leurs étoiles terrassées - Porto-Rico - et rendort
l’olivier - prophète d’éléphant - mon jeu de jambe -
Fougère
souveraine de la Tour arborescente
Eiffel.
Je
suis tout et
tout inondation - je suis l’enfant de mon époque - organisme -
Je
suis l’enfant de mon époque
Je
suis la belle Flora, Laurent de Médicis
Je
suis doux de pensée - créature - en tuer la pensée - le savant, l’odeur du vent
- fureur et furie - papa des papillons - Mon ventre allume un salon, délices
des voleurs -
Quand
je songe à... le sang des vainqueurs me monte à la tête -
Le
printemps dans les branches... - Atlas syphilitique - et mes jours de nageur -
le corset des roses - carcasse, diamants, pierres aux attraits sexuels - astre
de l’Equateur - le passé à l’œil noir - adolescent et adulte - l’ornithologie
descriptive - organes, larves lumineuses - mon tronc - passé à l’œil noir,
avenir au plumage doré - hélas et hourrah - pétrifications - Je roule le
souvenir de chaudières ruinées - ma panse de cheval - rappelle-toi de partir -
or ou taureau - je t’écraserai, fatalité - mais où est le monument de mes vols,
farces - organes délicats de la femme - Désirs, vous m’avez laissé à moitié
mort sur une chaise - possession - La paresse redoutable - je folâtre sur le
gazon - le cristal de la lune - romance des lutteurs - le fruit d’une négresse
- mes pieds resplendissants, leur splendeur - trésor des cambrioleurs, des
mondains - mille en un
Je
roule le souvenir des chaudières ruinées - charmants polypodes - Woolworth
Broadway - Mon cœur de jardinier - je suis Musset, Beethoven, celui qui a fait
le coup dans la ruelle des Reculettes - le prosateur au pas mesuré, le poète au
pas d’ours
Sur
les bancs des squares
parmi
d’étranges victimes
Le poète vient s’asseoir pareil aux amputés -
Atlas
sans monde, surchargé
arrêter
un train - désespéré - turbulent - la lune - mes devoirs - je ne suis pas un
cochon - ma Renée, quand tu seras mourante - par bateau pour Baltimore -
étouffant, éléphant - les bijouteries - assassin frénétique - au fond je
suis... Manucure - si je parle en dément du Christ et de Wagner -
Parmi
le matériel démoli des années
Je
roule le souvenir de chaudières ruinées
-
mes mille cœurs sont à toi - parallélogrammes - un sourire inanimé - ...et la
dent de lion - morne et lapidé - les choux maternels - dans mes rêves les autos
s’avancent par colonnes - souvent quand vient le soir le voleur se réveille -
si grand que l’on soit tant de gens vous ignorent - le rêveur comme le masturbé
- être un maçon ou un prince russe pour manger un bifteck avec les doigts - Mon
bonheur n’est pas dans mon cerveau, il est dans ma jeunesse - Dieu tyrannique -
si j’ai du génie c’est exclusivement drôle et j’ai sûrement du génie
forcer
les secrétaires - déménagements je... - Pourquoi m’aimez-vous - Par fonction -
Vos yeux me frappent comme une agate sertie dans la griffe d’or des cils Broum,
broum, broum, broum broum, broum, broum
boudi boum bada boum - J’étais sérieux, mais par perversion... quand les
bigorneaux ouvriront leurs ailes - L’idée pure n’est pas motrice - L’attitude
est morte - je sens que les murs arrivent à leur maturité - les charmes dans
les murs - stature - comme je n’ai qu’une bouche je fais une espèce de grimace
- l’homme spirituel : celui qui sait combattre en chemise de nuit - le cerveau
musclé comme un bœuf - l’encombrement des étoiles - (j’aime) je m’assoies
avec... - bourrer mes gants de boxe avec des boucles de femmes - Dieu aboie, il
faut qu’on lui ouvre - je marchais parmi les abrutis - locomotive, Vénus des
forêts dort près des graminées (cheminée) - Bonne, Vénus, lys du vestibule - ma
barbe est comme de l’herbe sauvage et mes pieds puent - New York - en ennui je
suis herbivore et carnivore - le brin d’herbe ou la cuisse du lutteur - New
York... des millions d’exaltés - Je viens m’abandonner dans Santiago -
téléphone-moi - Quand les rayons des machines auront autant influencé mon crâne
que le soleil - un blanc n’est même pas le cadavre d’un nègre - Buenos Aires -
le souvenir dilaté par la bière - ce maquereaucéphale - New York - dans ma
prunelle de voleur le chat fait briller sa griffe - et la brique au vieux ton -
machine à rêver - je suivais la lune et je la voyais devenir américaine -
danser bouteilles et tonneaux - il n’est personne qui puisse me comprendre car
il serait moi - comment es-tu après chaque pluie (la morte ) - je ne dors plus
- dans ce hameau où l’on ne pourrait rien voler - Ses joues ne réfléchissent
rien - ces jeunes gens qui retardent - ma haine du travail - intoxication de
l’amour semblable à celle du tabac - par moments, je voudrais voir les mères
laisser tomber leurs bébés - j’ai enfin des préjugés - homme complet - trésors
de brutalité - votre géant blond - Dites-moi quelque chose d’intéressant -
Scène des lignes de la main - comme à une perle je sais me donner de l’orient -
Cravan, Golpeador - donnez-moi votre nez - Si vous me refusez je me ferai
écraser - elle respire comme un chou - chez les peintres la peinture est une
sécrétion - ((ce livre a certainement sa place dans la surproduction
contemporaine)) - remettre, une fois par an, son avenir en jeu - je regardais
en souriant cet homme qui depuis des ans n’avait pas varié d’un kilo - il ne me
reste qu’à vendre mon squelette à un naturaliste ou mon âme à un psychologue -
langueur
des éléphants, romance des lutteurs.
Depuis peu, il est du dernier ton de se faire
passer pour un nègre. Avénarius. Je possède aussi ma première locomotive. the
girl I love is on a magazine cover
mon nom véritable est Fabian Lloyd. Mina Loy
As-tu bien dormi ? Je t’écrase dans mes bras. Obsession. Je suis l’homme des
extrêmes et du suicide. Arturo Je te mange. Je te jure qu’il y a quelque chose
de massif et d’éternel en moi. the girl I love is on a magazine cover
escarpins un beau mâle menteur et peloteur à
souhait Cravan Lloyd la ceinture d’Hippolyte Berlin versé dans un fossé au
volant de la voiture quatre prostituées juchées sur les épaules Colossus l’air
d’un homosexuel il gigante Ugo à toutes les femmes leur numéro de téléphone “
Tu devrais venir vivre avec moi dans un taxi, nous pourrions avoir un chat. ” -
the girl I love is on a magazine cover - “ Est-ce que tu veux me faire jouir ?
” - la comtesse était vierge - son corps tranquille comme du langoureux granit
- la munificence des empereurs barbares - Le berceau du jeune dieu doit être
architectural - Cette guerre laissera derrière elle une incroyable pagaille.
Par exemple, ce sera la faillite du monde. - Pompadour Diebstahl